Éditorial: D’un salon à l’autre

C’est en avril dernier que j’ai visité le Salon du livre de Québec pour la première fois. J’y ai immédiatement trouvé une sensation d’étrange familiarité. Car si cet événement se déroule dans un lieu différent de son équivalent montréalais, le contenu physique des kiosques de la majorité des maisons d’édition (banderoles, présentoirs et autres étagères) est bien sûr le même. De quoi, pendant un instant, avoir l’impression d’être plongé dans un univers parallèle.

Après quelques heures de déambulation, j’ai cependant constaté une différence notable entre les deux salons en ce qui concerne leur atmosphère. On retrouve on Salon du livre de Montréal une fébrilité toute particulière. Pour beaucoup de lecteurs (et je m’inclus dans le nombre), cet événement marque le début des préparatifs des Fêtes. Peut-être pas autant que le défilé du Père Noël qui se tient la même fin de semaine, mais quand même! Un amoureux de la littérature aura bien tendance à glisser des livres sous le sapin, et que ces exemplaires soient dédicacés est un plaisir additionnel que le Salon du livre rend possible.

Fébrilité, donc, car découvrir le volume idéal dans la cohue d’un tel événement peut être davantage une source de stress que de magie des fêtes.

Il y avait bien sûr beaucoup de monde on Salon du livre de Québec, mais j’ai quand même remarqué que l’atmosphère y était plus détendue. Il m’est apparu assez rapidement que bons nombres de visiteurs s’y trouvaient afin de dénicher leurs lectures de vacances. Même si l’activité principale (magasiner des livres) reste la même qu’à Montréal, elle n’est pas du tout abordée de la même manière! Le livre qui servira de cadeau de Noël et celui qu’on traînera dans son sac de plage ne susciteront sans doute pas la même tension au moment de l’achat.

Comme quoi notre rapport à la lecture change selon la période de l’année. Voilà un sujet qui mériterait une exploration en profondeur.

Un commentaire sur “Éditorial: D’un salon à l’autre

  1. Gen

    Lol! Les salons donnent souvent l’impression d’être des petits univers parallèles, avec les kiosques qui restent pareils, mais le public et le temps de l’année qui change. Quand je suis dans une année où je fais plusieurs salons, j’ai l’impression de comprendre un peu ce que vivaient les anciens forains, qui se promenaient de ville en ville et de village en village pour planter partout leurs tentes et chapiteaux, créant des événements identiques, mais différents à la fois.

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