Mon père est plus fort que le tien, de Dave Côté

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C’était un des derniers beaux jours que concédait l’automne, et la bonne humeur des enfants était palpable. Certains jouaient à sauter sur un élastique tendu entre les jambes de leurs amis, d’autres se faisaient la chasse en rigolant. Mario, lui, participait à un tournoi de ballon chasseur. Il n’avait pas beaucoup de plaisir, toutefois, car Junior s’était joint à l’équipe adverse. Junior était le fils de Satan. Personne n’était absolument certain de la raison de sa présence: on disait que son père l’avait envoyé à l’école comme instrument de torture, ou encore pour lui offrir une expérience d’apprentissage. Mais sa peau écarlate, ses oreilles pointues, ses yeux aux pupilles jaunes et félines et ses ongles noirs ne laissaient aucune place au doute quant à ses origines démoniaques.

Mario était dans la même équipe que Mélanie, une fille avec qui il se querellait souvent. Celle-ci jeta un coup d’œil méchant à Mario alors qu’il évitait de justesse un lancer.

« Faut pas jouer quand on a peur du ballon! »

Mario serra les poings et allait répondre à l’attaque quand un adversaire le toucha à la poitrine. Mélanie éclata de rire et Mario quitta le jeu, boudeur.  Il n’avait pas fait dix pas qu’il entendit quelque chose qui le figea sur place.

« Attention! Junior a encore mis le ballon en feu! »

Un sourire mauvais s’étirait sur le visage de Junior, dévoilant de nombreuses dents pointues. D’un coup d’œil, il attisa la boule incandescente qu’il avait à la main. Mélanie, dont toute l’attention était fixée sur Mario, était la cible idéale.

Le jeune démon lança de toutes ses forces. Il la toucha en plein ventre, et une mince volute de fumée s’éleva du cercle noirci laissé sur son chandail. Le ballon rebondit par terre et s’écrasa en une flaque de plastique fondu. Mélanie se mit à pleurer.

Un professeur alerté approcha, les sourcils froncés et le visage inquiet. Junior fut emmené dans l’école pour se faire gronder, mais il garda sa bonne humeur. Aucun adulte n’osait punir l’élève turbulent de façon sérieuse.

***

Plus tard, de retour dans la classe, l’enseignant interrompit son cours en souriant.

« Les activités parascolaires commencent bientôt, comme vous le savez, et c’est moi qui suis chargé de l’activité de théâtre. Cette année, nous jouerons une adaptation de Robin des Bois. Je vais commencer par attribuer les rôles secondaires… »

L’imagination de Mario s’emballa. Il rêvait de devenir acteur plus tard et s’impliquait toujours dans les pièces de théâtre de l’école. De plus, Robin des Bois était son personnage préféré. En plus d’un T-shirt à son effigie, il avait aussi quelques affiches et plusieurs DVD qui le mettaient en vedette. Mario était amoureux de l’illégalité fondamentalement bonne de Robin des Bois. Les principes qu’il véhiculait étincelaient à ses yeux.

Plongé en rêve dans l’interprétation qu’il ferait une fois sur scène, il n’écouta même pas la distribution. Le menton planté dans ses paumes ouvertes, les yeux fixés dans le vide, il se voyait déjà vêtu de vert, un arc passé en bandoulière dans le dos, volant adroitement les riches pour donner aux pauvres.

Le professeur demanda à ceux qui étaient intéressés par le rôle de Robin de se manifester. Mario fut abruptement tiré de sa rêverie quand il entendit quelqu’un répondre avant lui.

« Je veux interpréter Robin des Bois ».

C’était Junior.

Mario sentit les regards de toute la classe se poser sur lui. Tous ces yeux semblaient dire: « Tiens, je croyais pourtant que tu aurais voulu jouer ce personnage… »

Il avait envie de hurler pour leur répondre: oui! Je veux ce rôle! C’est moi qui dois l’avoir!

Mais Junior avait parlé. Si Mario levait la main, qui sait à quoi il s’exposerait? Junior était un démon! Il pourrait le faire bouillir sur place en claquant des doigts! Mario serra les poings. Les secondes s’écoulaient, le professeur allait visiblement continuer la distribution. Mario ramassa tout son courage et étira un bras, le visage crispé de peur mais le regard plein de détermination.

« Moi aussi je veux le rôle de Robin des Bois. »

Un silence très lourd s’installa. Mario n’osait pas le regarder, mais il sentait le regard félin de Junior peser de tout son poids sur lui. Même le professeur parut surpris que quelqu’un s’oppose au prince des enfers. Quand Junior commença à agiter les doigts vers son rival, sur le point de proférer une malédiction sans doute horrible, monsieur Boutin s’empressa de crier: « Non, Junior! » Puis, comme l’attention générale s’était un peu trop soudainement retournée vers lui, il bafouilla en ajoutant: « Mario a le droit de vouloir ce rôle. Nous ferons une audition. »

***

Une fois revenu chez lui, à table pour le repas, Mario raconta ce qui lui était arrivé.

Tu as bien fait. C’est toi l’artiste dans cette classe, montre-leur que tu es le meilleur!  fit son père.

Sa mère se contentait de sourire, et Mario ne pouvait s’empêcher de trouver ses parents un peu trop confiants.

 Junior est vraiment méchant quand il est fâché. Il fait même peur aux enseignants. Il pourrait forcer Monsieur Boutin à le choisir pour le rôle.

Sa mère s’insurgea: « Si ton professeur se fait manipuler par Junior, tu dois réagir. C’est injuste, et il ne faut pas le laisser faire. »

« Mais Junior est un démon, aurait voulu dire Mario. Il fait de la magie ».

Il se mordit l’intérieur de la lèvre. Il devait penser de façon positive pour ne pas se laisser abattre.

On pourra pratiquer mon rôle ce soir? L’audition est la semaine prochaine et…

― Il faut que je mange en vitesse et que je retourne au bureau, fiston. Demande à ta mère.

― J’ai ma partie de quilles avec ma sœur et les membres du club de lecture, ce soir… Je suis vraiment désolée, mon chéri.

Mario, dès qu’il eut fini de manger, appela Patrick, son meilleur ami.

― Salut Patrick. Est-ce que tu veux venir chez moi?

― Oui, j’ai loué un film, je pourrais l’apporter.

― En fait, je voulais répéter pour l’audition de la semaine prochaine. Tu veux m’aider?

Patrick hésita.

― J’peux pas, j’ai pas fini le travail de français et il faut le remettre demain…

― Tu disais que tu voulais regarder un film…

― J’avais oublié mon devoir. Désolé.

Patrick avait raccroché.

***

Le lendemain, pendant la récréation, Mario se sentit au bord de la pure panique. Il interrogea systématiquement tous ses amis, puis toutes ses connaissances, et enfin tous les autres, sans que personne n’accepte de l’aider. Ils avaient trop peur de Junior.

Désespéré, Mario se dirigea vers le surveillant pour lui demander de l’aide.  Quand il fut sur le point d’aborder l’adulte, un étrange fourmillement lui chatouilla le crâne. Il se gratta et émit un glapissement aigu quand il trouva une chose molle qui s’agitait dans ses cheveux. Horrifié, il la saisit et la projeta au loin. Cela s’avéra être une grosse araignée noire qui s’empressa de se retourner sur le ventre et s’enfuit à la recherche d’un coin sombre. Elle trouva refuge entre deux racines d’un grand arbre derrière lequel se trouvait Junior, à demi caché. Il posa un doigt devant ses lèvres en une menace silencieuse.

Mario se mit à courir, se fouillant frénétiquement le cuir chevelu dans la crainte d’y trouver d’autres araignées géantes.

La cloche sonna la fin de la récréation. Mario, découragé, traîna et laissa les autres le précéder. Alors que la cour se vidait, il vit Mélanie assise sur un banc, la tête basse et les jambes pliées sous elle. Elle tirait son chandail vers le bas, comme pour cacher quelque chose. Mario s’approcha d’elle.

― Qu’est-ce que tu fais là?

―Va-t’en!

Un professeur l’entendit crier et tourna la tête dans leur direction. L’air sévère, il leur fit signe de venir. Mélanie lança un regard accusateur à Mario avant de se lever. Elle portait une jupe ce jour-là, et Mario sursauta en découvrant ses jambes. Elles étaient recouvertes de poils bruns et épais, et, à demi cachés dans ses souliers déformés, des sabots avaient remplacés ses pieds.

Mario portait un chandail et un T-shirt ce jour-là. Sa mère insistait pour qu’il prenne des vêtements plus chauds à l’approche de l’hiver.

― Attends.

Elle se retourna vers lui alors qu’il venait de retirer son gros chandail de laine. Il le lui tendit et elle n’hésita qu’une fraction de seconde avant de le prendre pour le nouer autour de sa taille. Mélanie était plutôt petite et on ne voyait plus à présent qu’une minime partie de ses jambes ensorcelées. Elle courut, essayant de cacher avec difficulté sa démarche anormale, et entra dans l’école sans se retourner. Mario la suivit de près, pressé par le professeur impatient.

***

Avant de partir pour la maison ce soir-là, Mélanie vint voir Mario pour lui rendre le vêtement. Elle avait récupéré ses jambes humaines.

― Merci pour le chandail.

― Il t’a redonné tes jambes?

― Oui, mais seulement après avoir ri de moi toute la journée.

Un silence s’étira. Mario faisait mine de partir quand Mélanie le retint.

― Je vais t’aider pour ton audition.

Sous le choc, Mario ne trouva rien à dire. Il sourit, simplement, et Mélanie lui répondit de la même façon.

***

C’est le surlendemain que Mélanie se rendit chez Mario. Il était passionné, ce qui lui fournissait une énergie sans borne, tandis qu’elle jouait les metteurs en scène de façon assez habile. Elle lui disait de bomber le torse, de tenir sa tête haute, de prononcer plus lentement, de parler plus fort. Après le troisième soir de travail, ils conclurent tous les deux que Mario était prêt pour l’audition. Puis, celui-ci prit un air un peu coupable que Mélanie remarqua aussitôt.

― Quoi?

Mario secoua la tête, silencieux, mais Mélanie ne le quitta pas des yeux. Il finit par avouer:

― J’ai pensé à quelque chose de triste.

― Quoi donc?

― J’étais si heureux d’avoir quelqu’un pour répéter que j’ai appris le texte au complet.

― Mais c’est bien, ça, non?

― Ce sera encore plus déprimant si je n’ai pas le rôle, maintenant.

― Raison de plus pour gagner.

***

C’est Mario qui brisa la glace. Tous ceux qui avaient décidé de s’impliquer dans la pièce de théâtre assistaient à l’audition, ce qui équivalait environ au tiers de la classe. Mario joua bien, et se montra encore plus sûr de lui quand il vit les yeux de Mélanie s’illuminer. « Je vais y arriver », pensa-t-il avec un mélange de peur de et fierté.  Quand il eut terminé, tout le monde applaudit généreusement, même si cela ne dura que deux secondes; le public avait momentanément oublié la présence de Junior.

L’interprétation de ce dernier fut ennuyante. Il se borna à prendre place devant la classe, les bras croisés, et à marmonner son texte sans conviction. Il était évident que l’audition l’ennuyait au plus haut point et qu’il aurait préféré avoir le rôle sans cette formalité. Quand la performance de Junior prit fin, tout le monde applaudit, mais de façon plutôt froide. Le professeur se leva et prit la parole.

« Comme vous tous, j’ai trouvé que Mario a travaillé très fort pour avoir le rôle. Ses efforts seront récompensés. »

Le regard hésitant du professeur s’attarda sur Junior, qui fulminait dans son coin. Mario n’osa pas manifester sa joie, de peur de s’attirer les foudres de son adversaire. Il passa le reste de l’audition à rêver à son heure de gloire, et n’écouta que d’une oreille les performances des autres. Quand l’audition fut terminée, il sortit sobrement de la classe, accompagné par Mélanie. Le regard qu’ils échangèrent fut plein d’une fierté complice. Puis, il s’immobilisa tout à coup. Mario avait envie de partager son bonheur, et venait d’avoir l’idée de remercier son professeur pour son courage. Il rebroussa donc chemin.

― Continue, je te rejoins.

Mélanie hocha la tête tandis que Mario retournait dans la classe. Toutefois, avant d’entrer, il vit que Junior était toujours dans la classe, seul avec monsieur Boutin. Mario se cacha derrière la porte à demi close.

Junior regarda longuement le professeur dans les yeux, l’air mauvais. L’adulte résista pendant un moment, puis se racla la gorge en baissant la tête. L’enfant grogna:

« Je vais le dire à mon père. »

***

Le lendemain, Monsieur Boutin vint voir Mario entre deux cours. Ses cheveux étaient en bataille, des cernes s’étendaient sous ses yeux et des plaques rouges étaient visibles sur ses bras.  Il sembla lui-même dégoûté quand il prononça:

« Écoute, Mario, euh, c’est Junior qui aura le rôle, en fin de compte. J’ai beaucoup réfléchi, et son interprétation était plus… innovatrice que la tienne. Je suis désolé. »

Mario se sentit sur le point d’éclater en sanglots. Il réussit à retenir ses larmes seulement grâce à sa volonté de ne pas donner cette satisfaction à Junior. Il avait soudain l’impression d’être lui-même le personnage d’une pièce de théâtre tragique dont il aurait été la victime. Mélanie le rejoignit peu après.

― Qu’est-ce que tu fichais? Je t’ai attendu pendant une éternité, hier.

La cloche sonna la fin de la récréation. Mario s’abstint de répondre et se dirigea vers sa classe.

***

Mario raconta tout à ses parents. Ceux-ci allèrent au lit avec la ferme intention de rencontrer Monsieur Boutin le lendemain, mais la nuit même, il entendit sa mère hurler de tous ses poumons.

Au matin, un bol de céréales attendait Mario, comme d’habitude, sauf que sa mère avait elle aussi les yeux cernés et les cheveux emmêlés. Il eut une idée de ce qui s’était passé quand il la vit tressaillir à la vue d’une minuscule araignée sur le comptoir de la cuisine.  Quant à son père, les trois tasses de café vides posées près de l’évier en disaient long.

Junior garda le rôle. Les quelques mois qui séparaient ce moment de la présentation de la pièce furent un véritable cauchemar pour Mario, qui dut subir les clins d’œil complices de l’imposteur. Ce dernier avait résolu de porter le chapeau de Robin des Bois même pendant les cours. Mélanie, qui comprit bientôt qu’on avait retiré le rôle à Mario, , adopta le silence résigné de son ami.

***

La représentation était prévue à l’horaire des écoliers, et les parents y étaient cordialement invités. Ainsi, le jour où Junior joua le rôle de Robin des bois à sa place, Mario était accompagné par ses parents. Mélanie, elle aussi venue avec sa famille, était assise à côté de lui. Junior, sur scène, était enveloppé d’une aura inquiétante. L’arc en plastique dans son dos se faisait menaçant et son costume coloré contrastait étrangement avec le rouge de sa peau.

« C’est vraiment pas juste » dit Mario, et Mélanie hocha la tête, glissant sa main dans la sienne.

Junior, donnant raison à Monsieur Boutin, fit une interprétation très personnelle de Robin des Bois. Il démontrait une joie exagérée lorsqu’il volait les riches, et devenait visiblement réticent quand venait le temps de donner aux pauvres. Les quelques échanges préliminaires avec les forces de l’ordre étaient franchement inquiétants: le petit démon semblait réellement en colère contre le Sheriff et ses hommes.

La pièce se déroula sans accrocs majeurs jusqu’au deuxième tiers. Ils étaient arrivés à un moment où le Sheriff de Sherwood proférait une ultime menace à Robin, et Junior parut personnellement touché par ces paroles. Il se crispa et regarda le Sheriff sans un mot alors qu’il devait manifestement prononcer une réplique. Un silence inquiétant se glissa dans la salle. Mario le réalisa immédiatement: ce n’était pas dans la mise en scène originale. Les autres jeunes comédiens étaient mal à l’aise aussi, mais tentaient de ne pas le laisser paraître.

« Tu ne m’auras jamais, porc! »

Puis, dans un nuage de fumée rougeâtre, l’enfant qui jouait de rôle du Sheriff se transforma en cochon. Celui qui jouait le frère Toc, sans doute pour faire comme si ce tour de magie était prévu, s’efforça de rire en donnant un claque timide dans le dos de Junior. Ce dernier se retourna vers lui et cria:

« Tu n’es qu’un laquais, comment oses-tu me toucher? À genoux! Lèche-moi les pieds! »

Frère Toc s’exécuta lentement, rouge de honte. Les mains de Mario et de Mélanie étaient soudées ensembles. Puis, les premières protestations s’élevèrent.

― Ce n’est certainement pas dans le texte!

― Pourquoi le laissent-il faire?

― À qui est cet enfant?

Mario réalisa alors la portée de ce qu’il venait d’entendre.

À qui est cet enfant?

Les parents de Mario étaient là alors qu’il ne participait même pas à la pièce. De même pour ceux de Mélanie. Satan, dont le fils jouait le rôle principal, n’était pas présent. On l’aurait tout de suite remarqué: il se serait esclaffé quand Junior avait transformé le Sheriff en cochon et aurait carbonisé les parents qui avaient protesté.

― Qu’est-ce qu’il y a? s’inquiéta Mélanie.

Mario chercha alors les yeux de Junior. Ce dernier dut le ressentir car leurs regards se verrouillèrent aussitôt. Une douleur profonde était lisible dans les iris jaunes de Junior. Elle ne fut visible qu’un instant, immédiatement cachée par une fierté arrogante La compréhension réciproque qui passa alors dans leurs yeux fut comme un cri dans leurs esprits.

Il fait ça parce qu’il a mal!

Il sait que j’ai mal!

Junior se mit à hurler en lançant des éclairs en direction de Mario. Ils ne le touchèrent heureusement pas, mais l’homme assis derrière lui cria de douleur, et une odeur de brûlé se répandit. Les pompiers et la police furent appelés, et la salle fut évacuée.

***

Le lendemain, à la récréation, les autres élèves qui avaient joué dans la pièce vinrent voir Mario.

― Tu n’es plus un cochon? demanda Mario à celui qui avait joué le Sheriff.

― Nan, quand Junior s’est enfui, je suis redevenu comme avant.

Puis, avec une spontanéité toute enfantine, ils se mirent à jouer leurs extraits préférés. Comme Mario l’avait déjà appris, il n’eut aucune difficulté à réciter le texte. Leur seul public était constitué de quelques enfants de leur âge et, bien sûr, de Mélanie. Junior n’était pas là pour assister à cette version privée de la pièce, et sans doute cela était-il préférable pour la sécurité de tous. Certains disaient qu’il avait été sévèrement puni, puis qu’on l’avait changé d’école. D’autres affirmaient qu’il était devenu fou furieux et qu’un policier avait tenté de le capturer, avant d’être changé en pierre. D’autres encore prétendaient que Junior avait passé le reste de la soirée dans le bureau du directeur sans que son père ne vienne le chercher. Mario ne pouvait s’empêcher de se demander ce que Junior tenterait maintenant de faire pour se montrer digne de l’attention de son cher papa.


Première publication: Brins d’éternité 25, 2009.

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